Bonjour,
Il n'y a rien de pire, de plus terrible, que d'aimer une personne sans être aimé par elle.
Voila le dernier poème que j'avais écrit à celle que mon cœur a tant espéré et qui s'est emmurée dans ses contradictions....
Une fois de plus, j'y parlais de mon thème favori, à savoir la rédemption d'un homme perdu et sans lumière, par l'amour d'une femme qui le transforme.... Elle avait aimé ce texte fait pour elle.
Je vous l'offre.
alix
D’obscurité et de lumière
Improbable vaisseau sans âme, gangue d’acier couleur de moire,
Perdu aux confins de l’univers connu, insondable galactique,
Sa vie n’était une succession de succès sans saveur, de trous noirs,
Ballotée par les éléments, voguant au gré des tempêtes magnétiques.
Tel le quatorzième apôtre solitaire, sillonnant sans fin les galaxies
Revêtu de sa puissante armure de cynisme, couronné de mépris,
Il avançait, insensible aux êtres croisés, sans un réel but précis,
Toute trace de compassion, d’humanité, l’ayant fui pour l’infini.
Au sortir d’une lune noire, entre zodiaques du Taureau et du Lion,
Sa superbe fut frappée par un photon, un boson, un neutron, un ion.
Infime poussière d’immensité, nano élément du monde astral,
Elle dévia le cap de sa vie, l’entrainant hors de son vide intersidéral.
Hasard ou destin, boucle du temps, écrit dans le marbre de la vie,
Carrefour unique des spirales de leurs univers, point ne s’en souci !
Son restant d’âme croisa la Sienne, simple, empreinte de générosité.
Avant les regards, seconde d’éternité, elles surent la fin de l’Odyssée.
Lumière fragile, fanal fluet trouant l’opacité de leur sombre existence,
Elle guidait les pas perdus, espoir des âmes en peine et en souffrance,
Femme entre les femmes, Belle entre les belles, Reine parmi les reines,
Rayonnant de l’éclat de celles mues par la passion, si humaine.
Son armure, enveloppe d’obscurité, explosa dans l’instant en altitude
Disséminant au-delà des pléiades, en myriades d’étoiles, ses certitudes.
Il réapprit à écouter, à désirer, à aimer, ébloui par cette luminosité,
Très long chemin de croix, lourd prix à payer pour sortir de cette cécité.
Émergeant enfin de l’obscurité, il retrouva le geste perdu de ses aïeux,
Chevaliers du temps ancien, oubliés de tous, valeureux entre les preux.
Un genou en terre, tête baissée en signe d’humilité, main vers elle,
Il lui déclama son amour, gage de rédemption, offrande éternelle.
Fière de cette métamorphose, la belle sourit et, lui relevant la tête,
Posa ses lèvres sur les siennes, stoppant ainsi leur trop longue quête.
Pour .....
Amour de ma vie
© 2008 – ...... alix